Quelle formation au 21e siècle ?

Bénédicte BURY
Nacim IHADDADENE

Peut-on former un avocat au XXIème siècle de la même manière qu’au XXème siècle ? Quelle place pour le droit dans la formation des juristes, si seules les machines peuvent en maîtriser la croissance et les changements perpétuels ? Faut-il apprendre le droit ou apprendre à penser comme un juriste ? Quelles sont les nouvelles compétences qui sont nécessaires pour exercer la profession ?

Blockchain, contrats intelligents

Florence G'SELL

Les contrats intelligents sont capables de contrôler et d’exécuter des obligations contractuelles, conformément à la volonté des parties. La blockchain permet de conserver la trace de tous les échanges, elle est infalsifiable et sécurisée. Et tout cela sans avoir besoin de recourir à un tiers de confiance. Les avocats, devront-ils utiliser des applications Blockchain dans leurs pratiques quotidiennes ? Y a-t-il des contraintes éthiques à son utilisation ?

Legal Design

Eleonore ZAHLEN
Delphine CARISSIMO

Présenter l’information sous une forme plus facilement compréhensible et utilisable, sans sacrifier la sécurité juridique. Faire collaborer avocats, designers et spécialistes du comportement dans le but de rendre les documents juridiques intelligibles, faciles à utiliser et engageants. Cet atelier vous propose de découvrir les bases d’une discipline en pleine expansion.

Plateformes, éthique et déontologie

François BARRÉ
Bertrand DEBOSQUE

Les plateformes sont les acteurs majeurs de l’économie collaborative. Elles proposent de faciliter la mise en relation entre l’avocat et son client. Mais comment organiser la relation contractuelle entre l’avocat et la plateforme, notamment si celle-ci n’est pas détenue par un avocat ? Et quelles seront les incidences sur les relations entre l’avocat et son client ? Secret professionnel, prohibition du partage d’honoraires ou de la rémunération des apports d’affaires. Les règles déontologiques sont-elles encore adaptées ou applicables ?

La qualité et la sécurité des données ouvertes

Stéphane DHONTE
Olivier HAENECOUR

L’intelligence artificielle se propose d’exploiter la masse des données judiciaires, pour les analyser et les utiliser avant ou pendant le débat judiciaire, ou encore pour l’éviter. Quelles seront les règles applicables à la collecte et à l’exploitation des données ? Les avocats produisent l’essentiel de cette matière. Dans quelles conditions pourront-ils y accéder ? Quels sont les enjeux de l’anonymisation pour les parties, les avocats et les juges ? Comment adresser la fragmentation des données en Europe ?

Justice prédictive et algorithmes

Philippe BARON
Benoit MICHAUX

Peut-on prédire l’issue d’un procès avant qu’il ait eu lieu ? Un programme peut-il rédiger seul une décision de justice ? Peut-on prédire qu’un individu va récidiver ? Des programmes d’intelligence artificielle sont déjà déployés dans certaines juridictions pour assister le juge. Quelle sera leur place dans le déroulement du procès ? Quelles incidences pour le principe du contradictoire et d’égalité des armes ? Comment en contrôler les biais et en comprendre le fonctionnement ?

L'offre des services juridiques à l'ère numérique

Lina WILLIATTE-PELLITTERI
Rémy PHILIPPOT

Les outils numériques font disparaître les limites inhérentes à l’offre de services juridiques traditionnels. Les avocats n’ont plus l’obligation de s’adresser à un nombre limité de personnes dans un ressort géographique restreint. Comment les cabinets peuvent-ils profiter des nouvelles opportunités ? Quelles sont les caractéristiques des services juridiques numériques ? Quelles contraintes peuvent exister et comment la relation client-avocat doit-elle s’adapter ?

Vers une justice numérique

Aurélien RACCAH
Hélène FONTAINE

Les services juridiques automatiques sont perpétuellement disponibles, facilement accessibles et d’un coût abordable. S’agit-il d’une offre complémentaire ou de substitution à l’offre de justice ? A-t-on résolu les problèmes d’accès à la justice ? Peut-on imaginer une représentation numérique par un avocat devant une cour « en ligne » ? Comment authentifier la qualité d’un avocat quand ce dernier intervient « à distance » ? Quel rôle pour l’avocat dans l’appréciation éthique d’applications numériques dans la justice ? L’avocat devrait-il comprendre comment l’application de décision automatisée arrive à décider ?